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Monday, April 6, 2009

french: Le pronostic le plus favorable est une sortie de crise à la japonaise

Good summary of the current economic crisis in le monde:

Le monde va-t-il vivre, comme le Japon, une "décennie perdue" ?

C'est un risque, car la situation actuelle ressemble beaucoup à celle du Japon des années 1990. Pourtant, il existe un espoir, car tout le monde tente de "resolvabiliser" ce système financier, ce qui n'avait pas été fait dans le Japon d'alors.

Cette resolvabilisation sera-t-elle suffisante

Les 700 milliards de dollars (524 milliards d'euros) que les Etats-Unis ont affectés à cette thérapeutique semblent une somme considérable, mais ils arrivent à épuisement. Remettre quelques centaines de milliards de dollars, comme cela serait nécessaire, sera ardu politiquement. Il faudra que les décideurs y soient acculés et, d'ici là, la situation économique se sera malheureusement encore dégradée...

A-t-on raison de comparer le cycle actuel à la Grande Dépression de 1929 ?

Cette crise est parfaitement synchronisée à l'échelle mondiale en raison de la grande intégration des flux commerciaux et de la globalisation financière. Cette synchronisation nous ramène au contexte de 1929, alors que, lors de toutes les crises de l'après-guerre, une partie du monde continuait à croître. Au moment des chocs pétroliers des années 1970 et 1980, on assistait à des transferts d'activités d'un point à l'autre du globe. Ce n'était pas une perte nette mondiale. Aujourd'hui, comme en 1929, personne ne peut être la bouée de sauvetage de personne, et cela explique l'accélération de la récession depuis l'automne.

La Chine ne peut-elle aider à amortir le choc ?

Elle est trop petite pour soutenir seule le reste de la planète. Certes, elle annonce un plan de soutien de son économie important, mais si la crise durait, aurait-elle assez de munitions ?

Crise Financiere : Greenspan Complimente Obama

Despite Wall Streets efforts to blame their unbelievable losses (trillions of dollars!?) on Washington, Allan Greenspan has complemented Obama's government:

L'ancien président de la Réserve fédérale des États-Unis, Alan Greenspan, a félicité vendredi le gouvernement de Barack Obama pour sa façon de gérer la crise financière, et en particulier pour le remaniement du système bancaire américain.

Cette restructuration bancaire est un «pivot» de l'équilibre mondial, a-t-il affirmé à la clôture de la 72e Convention des banques du Mexique, dans la célèbre station balnéaire d'Acapulco.

Une telle crise «survient une fois par siècle ou même moins», a-t-il poursuivi. Face à elle, le gouvernement de M. Obama «fait un excellent travail, aussi bon que possible compte tenu des circonstances qu'il affronte», a-t-il ajouté.

Mais, selon lui, avant de créer de nouvelles structures il faut réguler le système financier pour réactiver l'économie au niveau mondial.

Il a par ailleurs estimé que les banques auront besoin d'une injection de capitaux privés ou publics d'un montant «supérieur à 750 milliards» de dollars pour travailler normalement.

M. Greenspan a dirigé la Réserve fédérale de 1987 à janvier 2006. S'il a quitté la Fed au faîte de sa gloire, son action à la tête de la banque centrale est fortement remise en cause par nombre d'analystes et de politiciens, qui lui reprochent notamment d'avoir mené une politique monétaire trop accommodante.


Also in a recent FT interview, Greenspan has advocated nationalisation (i.e. the big bank are fundamentally bankrupt and it is not a short term liquidity problem as the city would like to believe);

Greenspan backs bank nationalisation
By Krishna Guha and Edward Luce in Washington
Published: February 18 2009 00:06 | Last updated: February 18 2009 00:06

The US government may have to nationalise some banks on a temporary basis to fix the financial system and restore the flow of credit, Alan Greenspan, the former Federal Reserve chairman, has told the Financial Times.

In an interview, Mr Greenspan, who for decades was regarded as the high priest of laisser-faire capitalism, said nationalisation could be the least bad option left for policymakers.

”It may be necessary to temporarily nationalise some banks in order to facilitate a swift and orderly restructuring,” he said. “I understand that once in a hundred years this is what you do.”

Mr Greenspan’s comments capped a frenetic day in which policymakers across the political spectrum appeared to be moving towards accepting some form of bank nationalisation.

“We should be focusing on what works,” Lindsey Graham, a Republican senator from South Carolina, told the FT. “We cannot keep pouring good money after bad.” He added, “If nationalisation is what works, then we should do it.”